Par Wack SAINE, publié le 14 novembre 2025
Imaginez un pays émergent, riche en ressources naturelles et en potentiel démographique, qui voit soudainement ses obligations d'État se négocier à moins de 70 cents pour un euro investi. C'est la réalité brutale que traverse le Sénégal en ce mois de novembre 2025. Les eurobonds à échéance 2031 et au-delà ont chuté à des niveaux historiquement bas, reflétant une méfiance croissante des investisseurs. Derrière cette sanction des marchés se cache une tempête parfaite : une dette cachée abyssale, un refus catégorique de restructuration et des tensions politiques qui érodent la confiance. Dans cet article, nous décortiquons les causes de cette crise et explorons les pistes pour un rebond. Si vous suivez l'Afrique de l'Ouest, cet épisode est un cas d'école sur les pièges de l'opacité budgétaire.
Tout commence par une révélation choc en septembre 2024, juste après l'arrivée au pouvoir de la nouvelle administration. Une "dette cachée" de plus de 11 milliards de dollars – soit environ 7 milliards USD selon certaines estimations récentes – est mise au jour, accumulée sous l'ère de l'ancien président Macky Sall. Ce passif occulte porte le ratio dette publique/PIB à un vertigineux 132 %, un niveau jugé "inédit et insoutenable" par les experts.


Chers lecteurs, chères lectrices du Sénégal,
