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Divergences entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko : Un feu de paille qui menace l'alliance révolutionnaire

Le 27/10/2025 à 23:01 0

Dans Actualités

Par Wack SAINE

Le Sénégal vit un moment charnière. À peine un an après l'élection triomphale de Bassirou Diomaye Faye (soutenu par Ousmane Sonko et le PASTEF), des fissures apparaissent au sommet de l'État. Les rumeurs de tensions entre le président Faye et le Premier ministre Sonko bruissent depuis juillet, et les événements récents – comme l'absence remarquée de Sonko au dernier Conseil des ministres le 22 octobre – attisent les spéculations. Mais la sortie choc du ministre de l'Environnement, Dr. El Hadji Abdourahmane Diouf, le 26 octobre sur RTS dans l'émission En Vérité, jette un éclair cru sur la fracture nationale. Appelant explicitement Diomaye à "prendre ses responsabilités" pour réconcilier les Sénégalais et éviter une "justice des vainqueurs", Diouf alerte sur un risque de division profonde qui dépasse le duo Faye-Sonko. Qu'est-ce qui cloche vraiment dans ce tandem autrefois indissociable ? Quelles sont les racines du mal ? Et surtout, comment sauver le "projet Pastef" avant qu'il ne s'effrite ? Enfin, quel message adresser aux patriotes, militants et sympathisants pour raviver la flamme ? Analysons sans complaisance, en intégrant cette intervention qui appelle à l'unité nationale.

La nature du problème : Un bicéphalisme grippé par les égos et une fracture sociétale profonde

Diomaye sonkoAu cœur de ces divergences réside un bicéphalisme institutionnel mal maîtrisé. La Constitution sénégalaise de 2024, inspirée des réformes Pastef, confère au Premier ministre un rôle exécutif fort, presque rival du président. Sonko, en tant que "numéro 2" charismatique, gère le gouvernement au quotidien, tandis que Faye incarne la vision stratégique. Mais cette dualité vire au duel : Sonko a publiquement admis des "différences profondes" lors d'une réunion Pastef en juillet, critiquant un "manque d'autorité" au sommet de l'État et accusant des "problèmes d'autorité" qui freinent le Sénégal. Faye, de son côté, a nié tout conflit, affirmant : "Il est mon ami. Je n'ai aucun conflit avec lui." Pourtant, les faits parlent : remaniement ministériel chaotique en septembre (où des tensions internes ont éclaté, selon Thierno Alassane Sall), désaccords sur les négociations avec le FMI, et une communication erratique où Sonko semble éclipser Faye.

Le problème n'est pas seulement personnel ; il est systémique et sociétal. Sonko, avec sa popularité intacte (il "détient la base" Pastef, comme l'illustre le meeting du 8 novembre), joue les rappels à l'ordre : "C'est moi qui suis le chef." Faye, perçu comme plus discret, risque d'être relégué au rang de "figurant". Résultat : une image de pouvoir fragmenté, qui alimente les critiques d'une "dérive autoritaire" centrée sur Sonko. Aujourd'hui, en octobre, les tensions culminent avec des éditos évoquant une "zone de turbulence" mêlant ambitions et pressions externes.

La sortie de Dr. Diouf amplifie cette alerte : il dépeint une "cassure" sociétale installée depuis 2021, avec des clivages pro-Sonko/anti-Macky vs. pro-Macky/anti-Sonko qui gangrènent chaque localité, "même les maisons". Diouf, fidèle du gouvernement Sonko, plaide pour que Faye, "président de la nation et non d'un parti", assume un rôle d'équidistance, surtout sur les questions judiciaires : "Son rôle c'est d'être à équidistance des parties [...] Il n’y a pas de peuple de 54% et un peuple de 46%." Il met en garde contre une justice qui divise, appelant à pardonner sans renoncer à la sanction : "Rendre justice ne doit pas nous amener à opposer des Sénégalais contre d'autres Sénégalais." Cette intervention, saluée par des figures comme Alioune Tine, révèle que les divergences du duo ne sont plus un "feu de paille" interne, mais un risque de fracture nationale qui mine la légitimité du projet Pastef.

Les éventuelles causes : Un mélange explosif d'internes et d'externes, alimenté par une polémique judiciaire

Diomaye sonko11. Ambitions Politiques et Dynamiques de Pouvoir : Sonko, artisan de la victoire de Faye (qui lui "doit" sa légitimité), peine à endosser le rôle de "second". Ses critiques publiques – comme sur l'autorité présidentielle – trahissent une frustration face à un Faye qui affirme son leadership. Inversement, Faye, élu au premier tour, cherche à s'émanciper pour éviter d'être vu comme un "pantin". Ce "guerre silencieuse" est un classique des alliances électorales : l'outsider (Faye) vs le leader charismatique (Sonko).

2. Divergences Idéologiques et Politiques : Sur le fond, des désaccords émergent. Sonko pousse un populisme radical (anti-corruption musclée, rupture avec l'Occident), tandis que Faye semble plus pragmatique sur l'économie (négociations FMI, réformes modérées). Le remaniement de septembre a cristallisé cela : tensions sur les nominations, avec Sonko opposé à certaines "compromissions". Ajoutez des frictions avec des alliés comme Absa Faye ou Guy Marius Sagna, et le cocktail est prêt. Diouf y voit une extension : une "justice à double vitesse" perçue comme sélective, qui ravive les haines accumulées et oppose les camps, au lieu de réconcilier.

3. Pressions Économiques et Externes : L'économie sénégalaise patine (inflation, dette), et les bailleurs (FMI, UE) exigent des concessions que Sonko rejette viscéralement. Des voix comme Choguel Maïga y voient un "feu de paille" attisé par des "forces hostiles au changement" – oligarques locaux ou puissances étrangères craignant une Afrique souveraine. Ces ingérences amplifient les failles internes, transformant des désaccords sains en crise. Diouf renchérit : sans pardon et unité, le Sénégal ne sortira jamais de son statut de pays le moins avancé, citant l'exemple rwandais post-génocide comme modèle d'un "dépassement" nécessaire.

Les défis pour sauver le Projet Pastef : Une urgence collective, avec l'appel de Diouf comme Catalyseur

Diomaye sonko 2Le "projet" – souveraineté, justice sociale, rupture avec la Françafrique – est en péril, mais la sortie de Diouf offre un levier : transformer la crise en opportunité de réconciliation. Les défis sont immenses :

- Restaurer l'Unité Interne : Éviter une scission du PASTEF, qui profiterait à l'opposition (APR, etc.). Un congrès extraordinaire pour clarifier les rôles (Sonko comme "garde-fou" idéologique, Faye comme exécutant) s'impose, en intégrant l'appel de Diouf à une "équidistance" présidentielle pour apaiser les tensions judiciaires.

- Gérer l'Image Publique : Les réseaux bruissent de "guerre silencieuse", érodant la confiance. Besoin d'une communication unifiée : discours conjoint, actions symboliques (visites partagées). Diouf's plaidoyer pour le pardon – "Jusqu’à quand ? [...] Nous devons faire preuve de dépassement" – pourrait inspirer une initiative nationale de réconciliation, boostant la légitimité du duo.

- Avancer sur les Réformes : Prioriser les victoires concrètes (audit des dettes, emplois jeunes) pour relégitimer le duo. Mais sans compromis excessif sur les principes, sous peine de trahir la base. L'avertissement de Diouf sur une justice impartiale sans vengeance est clé : elle doit être "sans concession", mais inclusive.

- Résister aux Externes : Renforcer les alliances panafricaines (avec le Mali, Burkina) pour contrer les pressions. Le risque ? Une paralysie qui mènerait à une crise constitutionnelle. Avec Diouf en tête de pont, un "pacte de sang" renouvelé, axé sur l'unité, reste possible – pour bâtir une nation, pas des camps.

Sauver le projet, c'est possible si le duo transcende les egos : un "pacte de sang" renouvelé, comme en 2024, enrichi par cet appel au pardon.

Appel aux patriotes, militants et sympathisants du PASTEF : "Jom Ngoor, pas les égos ! Écoutez Diouf et rassemblez !"

Dr abdourahmane dioufChers patriotes, militants et sympathisants du PASTEF – vous qui avez marché, crié, voté pour briser les chaînes ! Le Sénégal n'est pas un trophée personnel ; c'est notre terre, notre dignité. Diomaye et Sonko ne sont pas des dieux, mais des serviteurs d'une cause plus grande : la souveraineté wolof, peul, sérère, diola... l'Afrique debout ! Et aujourd'hui, Dr. Diouf, votre ministre, vous le rappelle : "Rendre justice ne doit pas nous amener à opposer des Sénégalais contre d'autres." Son appel à pardonner, à réconcilier, sans renoncer à la sanction, est un phare dans la nuit.

À vous, je lance cet appel solennel : Unifiez-vous, comme Diouf l'exhorte ! Ne tombez pas dans le piège des ragots et des "fuites" orchestrées. Soutenez le duo sans complaisance : exigez le dialogue en privé, la cohérence en public. Organisez des assemblées locales pour rappeler les priorités : anti-corruption, éducation gratuite, économie verte – et surtout, une réconciliation nationale inspirée du Rwanda, pour "dépasser" les haines. Boycottez les divisions ; amplifiez les victoires communes, en relayant PastefUni et l'appel de Diouf.

Militants, descendez dans les rues non pour un camp, mais pour le projet – et pour que Diomaye "prenne ses responsabilités" comme rassembleur. Sympathisants, restez vigilants : tweetez les faits, pas les rumeurs ; soutenez une justice impartiale qui unit, pas qui fracture. Patriotes, rappelez-leur : "Jom ngoor" (l'honneur de l'homme) passe par l'humilité collective et le pardon actif. Si Faye et Sonko flanchent, ce sera vous, la base, qui les relèverez – ou les remplacerez, en honorant l'esprit de Diouf.

Le Sénégal nous regarde. Ne laissons pas l'eau dans le gaz éteindre la révolution. Demain, c'est l'Afrique qui gagne !

Sources : Analyses basées sur des articles du Monde, L'Opinion, BBC Afrique, Nettali.com, EnQuête+, et retours en temps réel sur X (octobre 2025).

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